Dans les préparatifs de Charles et capu

Ce soir je vous invite à découvrir Charles et Capu. Deux amoureux en pleins préparatifs qui se livrent à vous et vous donnent leurs impressions à quelques mois de leur mariage. Beaucoup de douceur et de poésie pour ce joli couple attendrissant et aux petits soins pour leurs invités. Une vision du mariage pleine de générosité basée sur le partage et l’envie de se réunir, l’essentiel selon moi!

Pouvez-vous vous présenter et me parler un peu de votre rencontre ?

« Nous nous sommes rencontrés il y a plus de 9 ans maintenant. Charles était un ami de la sœur de Capu et assez rapidement on a commencé à se voir rien que tous les deux. Au début, nous étions amis simplement. Puis, petit à petit, nous sommes tombés amoureux l’un de l’autre. Capu était très jeune à l’époque, elle avait 15 ans, et trouvait qu’il était trop tôt pour s’engager. Du coup, on a fait notre vie chacun de notre côté, tout en sachant intimement que l’on était fait pour être ensemble. À 18 ans, Capu avoua à Charles son désir de vivre avec lui et quitta Lille pour venir s’installer à Paris. Aujourd’hui, cela fait 6 ans que nous sommes ensemble et que nous vivons une relation unique par notre mode de vie, mais aussi notre travail. Charles est écrivain et Capu est artiste peintre. Nous travaillons côte à côte et échangeons en tous points nos idées afin de faire avancer l’autre. C’est un travail à quatre mains. »

Vous avez choisi de faire une séance d’engagement. Selon vous, est-ce un moment important des préparatifs du mariage ?

« À l’origine nous étions contre, car nous n’en trouvions pas l’utilité. Mais Solveig, notre photographe, a su nous en convaincre et c’est vrai qu’avec elle et Ronan, nous avons passé un superbe moment. Nous ne le regrettons absolument pas. C’est l’occasion de s’habituer à l’objectif et c’est quelque chose d’important pour ne pas se trouver gênés devant, le jour du mariage.

C’est Solveig qui a décidé du lieu, il s’est imposé à elle comme une évidence. Nous vivons dans une bulle et notre nid d’amour et de travail symbolise l’harmonie qui règne dans notre couple, comme pour notre engagement. C’était donc chez nous qu’il fallait réussir à nous capter.

Ensuite, nous sommes partis au bois de Vincennes, attiré par le vert que nous choyons et l’hiver qui est le moment le plus doux de l’année pour nous. Le résultat nous a surpris. Ils ont su traduire notre complicité, alors que nous sommes pourtant assez pudiques.

Les préparatifs et notamment cette séance d’engagement sont pour nous déjà des souvenirs qui font partie intégrante du mariage. »

À 7 mois du mariage, comment vous sentez-vous ?

« Nous nous marions sur 4 jours et prenons à charge tous les logements ainsi que les repas de nos invités, ce qui implique énormément de réflexion et d’organisation. Capu est assez stressée. Il lui arrive de faire des insomnies à penser à tout ce qu’il nous reste encore à faire. Charles, de son côté, est très organisé, il passe beaucoup de temps à créer des tableaux de données et de statistiques sur le mariage, par catégories (invités, cérémonie, repas, décoration, etc.), mais ça ne l’empêche pas d’être tout aussi angoissé. Nous nous marions en Bourgogne et heureusement, la grand-mère de Charles a une maison là-bas, ce qui nous permet d’y aller dès le mois de juin afin de commencer les préparatifs directement sur place. »

Combien d’invités avez-vous pour votre grand jour et quel budget avez-vous prévu ?

« Nous avons 80 invités environ, mais ils arriveront par vagues successives. Nous serons 30 le premier jour, la famille resserrée. 50 le deuxième, autour d’un dîner en forme de banquet, pour ceux qui viennent de très loin. Et enfin 80 le Jour-J ainsi que le lendemain au moment du brunch.

Tous nos prestataires vivent, mangent et dorment sur place. Nous les considérons comme des invités, ils seront à notre table et logent à la même enseigne que tout le monde.

Question budget, tout ce que l’on peut dire c’est que lorsque l’on décide de tout prendre en charge, forcément les coûts sont différents. Il en va de même lorsque cela se passe sur plusieurs jours. Nous nous marions aussi parce que nous savons cela possible financièrement. Budgéter un mariage c’est un travail à plein temps, mais l’on ne se s’appauvrit que des poches à se marier, c’est un gouffre remplit d’amour. »

Comment avez-vous choisi vos prestataires ?

« Nous voulions absolument privilégier le contact humain. C’était important pour nous. Chaque rencontre a été unique, chaque relation également. C’est peut-être la seule fois dans notre vie que nous allons faire appel à une fleuriste, à des photographes ou bien à un traiteur. La liste est longue, car on adore s’entourer de plein de talents et d’énergie.

Nous avons flashé sur un couple de photographes merveilleux, Solveig & Ronan, jeté notre dévolu sur Atelier Aimer, une fleuriste talentueuse et si inventive, nous sommes tombés amoureux de Persil & Mimosa et de l’incroyable Fanny qui redouble d’énergie, d’imagination et surtout d’amour dans sa cuisine, pour ne citer qu’eux. C’est un petit monde qu’il faut apprendre à connaître, mais qui ouvre vraiment d’autres perspectives aux formules traditionnelles du mariage, qui ne nous plaisaient pas forcément.

Notre conseil est donc de sortir des sentiers battus, de la verrine imposée, de la photo de tonton ou des fleurs chimiques. C’est une idée reçue que de penser que c’est plus cher. Nous avons notre modus operandi : partager avec notre famille et nos amis, nos goûts et ne pas faire voir, vivre ou manger des choses qui ne nous ressembleraient pas. Proposer sans imposer, c’est la clé. »

J’aime beaucoup l’univers de votre mariage botanique un peu rétro. Comment et pour quelles raisons avez-vous choisi ce style ?

« Il s’est imposé de lui-même et très rapidement. Nous sommes parisiens d’adoption et sûrement que le vert nous manque parfois un peu. De plus, nous nous marions dans un immense domaine, fleuri et boisé et avions à cœur de nous fondre dedans, pas de le violenter avec du fuchsia ou du turquoise.

Au sujet du rétro, il faut dire que notre appartement est un petit musée à lui tout seul. Sans vraiment chiner, nous accumulons des souvenirs, de vieilles choses et qui forment notre cocon. Certainement aussi que le côté « artisan » de notre travail transpire dans notre goût des choses. Par exemple, nous avons opté pour une vaisselle ancienne, fleurie et dépareillée. Si c’est maîtrisé, ça ne fait pas kitch. Heureusement, avec les conseils de Jérémy de chez Vaisselle Vintage, impossible de se tromper. »

Vous avez l’air de faire beaucoup de choses vous-même pour votre D-day. Qu’est-ce qui vous prend le plus de temps actuellement ?

« Oui, notre créativité et notre imagination nous poussent à réaliser beaucoup de choses. Nous faisons tout ensemble, il n’y a pas l’idée du « sexe préposé » à la préparation du mariage dans notre couple. Charles ne fait pas de la figuration et Capu n’y passe pas non plus sa vie. En ce moment, c’est surtout l’aspect logistique qui est le plus chronophage. Gérer tous les devis des prestataires, la location de la vaisselle et de la décoration pour tous les repas du séjour, les logements, avec des invités surprises ou des désistements au fur et à mesure que l’on reçoit les cartons réponses, c’est très compliqué.
On travaille actuellement sur la réalisation des badges que nous donnerons à nos invités le jour du mariage. Ils sont tous différents, car nous avons choisi d’y dessiner un élément ou un objet qui représente un souvenir que l’on a avec chaque personne, ainsi que son statut. Cela facilitera l’échange entre les convives que de savoir à qui ils parlent. »


J’ai vu que vous aviez fait vos faire-part vous-mêmes. Comment vous y êtes-vous pris ? Vos enveloppes sont canon, d’où viennent-elles ?

« Nous avons réalisé nos faire-part nous-mêmes afin qu’ils nous ressemblent vraiment. Capu a dessiné tous les éléments graphiques, il y a une herbe aromatique par page, avec au dos une variété de fleurs différente.

La difficulté a été de rendre les informations le plus lisibles possible et c’est pour cela que nous avons fait une Time-Line pour le planning du Jour-J, ainsi qu’un plan pour ne pas que nos invités se perdent.

Nous avons également glissé un carton-réponse directement timbré, un peu comme une carte postale, pour faciliter les retours rapides. On mâche le travail !

En ce qui concerne les enveloppes, nous les avons achetées chez l’Art du Papier et les avons modifiées à notre goût. Nous avons créé une fermeture japonaise avec des œillets et une ficelle de laine. Un sceau de couleur blanc vient sceller la ficelle avec un joli motif de sauge.

Nous avons dessiné les timbres et les avons fait imprimer par La Poste. Ils sont arrivés deux fois trop grands, ce qui nous a un peu déçus, mais on ne peut pas tout contrôler. Nous avons également écrit les adresses à la plume et à l’encre de Chine afin de donner un aspect ancien à l’ensemble. »

J’ai adoré votre idée de mouchoirs imprimés. Comment les avez-vous réalisés ?

« Cela a été plus compliqué que prévu à dire vrai. Nous avons acheté du tissu au mètre puis avons découpé des morceaux de taille A4 afin de pouvoir les imprimer nous-mêmes. Nous les avons collés un par un sur une feuille de papier que nous avons passée ensuite à l’imprimante. Il y a eu pas mal de dégâts, mais dans l’ensemble nous en sommes assez satisfaits. Ensuite, c’est la grand-mère de Charles qui a cousu les ourlets un à un. Nous avons ensuite créé une pochette en papier calque, également imprimée avec des fleurs et quelques informations, pour pouvoir glisser le plan à l’intérieur.

Au moment de l’expédition, nous avons ajouté un petit brin de romarin dans chacune des pochettes afin de parfumer les plans. En ce qui concerne le graphisme, nous avons dessiné les monuments importants du jour du mariage (la mairie, l’église et le château) et tracé les routes. Les mouchoirs en tissus permettent à nos invités de garder un souvenir de notre mariage et rendent aussi hommage à nos deux grands-pères. »

Vu votre créativité, je suis curieuse de connaître quels seront vos cadeaux d’invités.

« Tu vas être déçue, il n’y en aura pas. Les gens repartiront avec leurs badges, leurs livrets de messe, leurs photos sorties tout droit de La Trombinette et leurs souvenirs, on pense que c’est bien assez. Il est vrai que nous ferons quelques confitures maisons pour les matins et disposerons des petites attentions dans les chambres, mais rien de vraiment individualisé. »

Avez-vous déjà quelques idées d’animations que vous souhaiteriez mettre en place au vin d’honneur ou pendant la soirée ?

« Avant le vin d’honneur et juste après la cérémonie religieuse, nous mettrons en place des petits jeux dans les jardins du château, afin de créer une sorte de récréation et aussi de profiter de ce lieu magnifique. C’est l’occasion pour tout le monde d’apprendre à se connaître.

Il y aura un goûter avec des cornets remplis de fruits frais et nous avons également prévu des biscuits personnalisés et fleuris réalisés par l’adorable Tookies.

Pour le vin d’honneur, nos photographes, Solveig & Ronan, installeront un photo-booth, leur fameuse Trombinette et un groupe de Jazz viendra rythmer le début de la soirée. Tout cela se déroulera autour d’un buffet en plein air, au cœur des jardins et non loin du lac en forme de cœur.

Pour ce qui est du repas de la réception, nous souhaitons ne pas trop le saccader par des interludes. L’idée est de profiter des plats, comme au restaurant, et ensuite de s’amuser. Bien sûr, il y aura de la musique grâce à Daryl, le DJ de chez Musique & Émotions. »

C’est une amie de Capu qui va créer sa robe, a-t-elle quelques appréhensions  ? A-t-elle déjà une idée précise de ce qu’elle aimerait ?

« Oui effectivement, Marie est une amie de Capu, elles se sont rencontrées à 15 ans en école d’art. Elles se sont ensuite perdues de vue pendant près de sept ans. Capu avait une idée trop précise de la robe de ses rêves, ce qui ne pouvait pas coller avec les robes des créatrices. Elle a donc décidé de reprendre contact avec Marie, devenue costumière entre-temps. Elles ont dessiné ensemble l’ébauche de la robe et très vite Marie lui a fait essayer la toile (c’est le modèle de la robe réalisée avec des tissus quelconques afin de prendre les mesures exactes et de permettre la réalisation du patron).

Ce qui a été vraiment le plus compliqué dans cette création, ça a été de trouver la dentelle parfaite ! Nous avons fait tous les magasins parisiens de tissus, plusieurs fois même, sans jamais trouver notre bonheur. Capu a alors eu l’idée de faire le tour des créatrices de robe de mariée pour leur demander de leur racheter de la dentelle au mètre. Ainsi, elles étaient sûres de trouver de la qualité et de l’originalité. Elles ont tout de même essuyé pas mal de refus, mais heureusement, une adorable créatrice lyonnaise a accepté. Aujourd’hui la robe est quasiment finie, ce n’est plus qu’une question de jours.

Il faut aussi ajouter que Marie s’occupe de la tenue civile de Capu, ainsi que des quatre robes des demoiselles d’honneur. On a pu de ce fait choisir la totalité des tissus, des couleurs, des matières et dessiner tous les modèles nous même. C’est un peu notre côté jusqu’au-boutiste qui ressort ! »

Si vous aimez l’univers de Charles et Capu et si vous voulez en voir plus, n’hésitez pas à les suivre sur leur compte Instagram!

ILS ONT CHOISI…

Lieu : Château de Barbirey
Traiteur : Persil & Mimosa
Photographes : Solveig & Ronan
Fleuriste : Atelier Aimer
Costume de Charles : L’Apiéceur
DJ : Musique & Émotion
Vaisselle et décoration : Vaisselle Vintage

Si vous aussi vous voulez partager votre expérience, contactez-moi!

4 Replies to “Dans les préparatifs de Charles et capu”

  1. C’est tellement touchant de découvrir et de lire ces confidences à propos de l’organisation et de cette aventure commune des préparatifs, nous sommes tellement pressés de vivre la suite! Merci…

  2. Merci pour ton article et pour les photos. Ils sont vraiment touchants. Ça se voit que c’est un couple heureux et leur vision du mariage est vraiment adorable. À bientôt.

  3. […] Cette session a été publiée sur le blog de M comme Madame. […]

  4. […] veux découvrir une autre séance d’engagement, alors clique ICI […]

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